Simulation jusqu'au jugement dernier.J'ai des mots à prononcer, à murmurer. J'entrouve les lèvres mais mes cordes vocales me lâchent. Foutue voix insolente. Je dérape, pour la énième fois, sur une peau de banane laissé à l'abandon sur le bord de la route malencontreusement. Je m'écorche la peau, mais aucune sensation de douleur m'envahit. Juste mon coeur qui saigne, qui hurle son désespoir. Cherchez l'erreur dans ce tableau. Je vois tout ce qui m'entoure, mais je ne vois que du noir. J'ai les yeux fermés, je crois. Je ne peux plus les ouvrir, j'en ai oublié le mode d'emploi quelque part chez moi. Quelle stupidité ! Je ne sais plus comment les ouvrir. Ai-je vraiment su, un jour ? J'ai les mains qui tremblent. Ou est-ce encore mon corp tout entier qui se met à tituber sous l'effet d'un liquide au parfum envoutant que j'ai ingurgité bien auparavant ? Je veux m'allonger, dans un vide immense. Cette sensation de voler mais sans les ailes accrochés au dos. L'envie de sourire se fait entendre. Et ta voix qui crie, traversant tout un champ magnétique venant réveiller mon ouïe. Elle se mélange au vent. Un doux son calme et serain. Appaisant. Que t'arrive-t-il, cher ami ? Serait-ce mon souffle qui s'évanouit, la cause de ton soucis ? Mon coeur s'emballe. Un déchainement fatal. Ne garde plus espoir. N'allège pas ta souffrance. Ton subconscient va m'appartenir, ce n'est qu'une question de seconde. Je vais griffer ton coeur, le tordre jusqu'à l'achèvement. Maintenant, regrettes-tu ?
Texte écrit pour un contrôle de français en troisième.
Je crois que je devrais remercier mon professeur.